Il faisait combien, à cette date ?
La question paraît simple et la réponse honnête ne l'est pas : une année ne dit rien à elle seule, c'est un tirage dans une distribution large. Cette page répond donc deux fois, avec la valeur relevée à cette date lors de la dernière année disponible, puis avec ce que trente années de relevés disent réellement de ce jour du calendrier. Cent trente stations d'Occitanie, de Toulouse aux Pyrénées et au littoral.
Cet outil a besoin de JavaScript pour fonctionner. Le reste de la page reste lisible sans lui, et les relevés restent téléchargeables sur meteo.data.gouv.fr.
Tout ce qui suit décrit un seul jour du calendrier, et change quand vous déplacez les curseurs. Comment lire cette page.
Chargement des relevés.
La distribution de ce jour-là
Chaque barre invisible du relief compte les journées tombées dans une tranche de température : plus le relief est haut, plus cette température est fréquente à cette date.
Chaque maximale relevée sur les jours voisins retenus, toutes années confondues. Trait plein, la médiane. Traits tiretés, les deux déciles. Trait orange, la valeur de la même date lors de la dernière année disponible.
Chaque jour des trente-quatre années
Une ligne par année de 1991 à 2024, une colonne par jour, la couleur donne la température maximale. L'échelle graduée est à droite du dessin.
Le cadre encadre les jours voisins retenus. Le gris marque un jour non mesuré : sur une station de plaine il n'y en a presque pas, sur une station de montagne récente il y en a des mois entiers. Relevés Météo-France, données climatologiques de base quotidiennes, sous Licence Ouverte 2.0, instantané du 8 août 2026. Les mêmes fichiers sont téléchargeables librement, et tout chiffre de cette page se recoupe avec eux.
Comment lire cette page
- Commune et station
- Tapez le début du nom de votre commune, la page propose les trois stations les plus proches avec leur distance et leur altitude. L'altitude compte autant que la distance : comptez environ 0,65 °C de moins par cent mètres de plus. En plaine le choix n'a guère d'importance, en montagne il change tout. La liste déroulante en dessous donne les cent trente stations, si vous préférez en choisir une directement.
- Date
- Le curseur parcourt l'année, du 1er janvier au 31 décembre, le 29 février compris. Il ne choisit pas une année : il choisit un jour du calendrier, et tous les chiffres portent sur ce jour-là dans chacune des trente années de référence.
- Jours voisins
- Ce réglage ne regarde pas devant : il n'y a aucune prévision sur cette page. Il élargit la recherche autour de la date choisie, dans le passé uniquement, pour disposer d'assez de mesures. Une date précise du calendrier sur trente années ne donne que trente valeurs, beaucoup trop peu pour parler de déciles. À sept jours avant et après, quinze journées par année et trente années donnent quatre cent cinquante journées observées, le nombre écrit sous les chiffres. Serrez le réglage pour coller à la date exacte, au prix d'un effectif plus faible ; élargissez-le pour un effectif plus solide, au prix d'un lissage de la saison, sensible au printemps où la température monte vite. Regardez le cadre se déplacer sur la trame du bas : il montre exactement les journées prises en compte.
- Pluie à partir de
- Vous entrez une limite, la page vous rend une fréquence passée. Ce n'est pas une valeur à relever quelque part : c'est le cumul à partir duquel une journée devient un problème pour ce que vous avez à faire. Le champ n'agit que sur une ligne, celle qui donne le nombre de journées dépassant ce seuil sur cent journées mesurées. Un millimètre est la convention climatologique et sert de point de départ. Il se lit surtout par comparaison : essayez un millimètre, puis cinq, puis dix, et regardez la fréquence descendre. Une chute rapide dit que les journées pluvieuses de cette période sont surtout de petites pluies, une fréquence qui résiste dit l'inverse. Une réserve : le relevé est un cumul sur vingt-quatre heures, de 6 h à 6 h le lendemain, donc huit millimètres peuvent être un orage de vingt minutes comme six heures de bruine, et cette page ne fait pas la différence.
- Les six chiffres
- Ils décrivent la distribution, pas une prévision. « Un jour sur dix, moins de » veut dire que sur dix journées observées, une seule a été plus fraîche que cette valeur : ce n'est pas un minimum, c'est une borne basse ordinaire. Le dénominateur est toujours le nombre de journées écrit sous les cartes, jamais un nombre d'années. « Le plus chaud de 1991 à 2020 » est le plus chaud relevé sur cette période, et non un record absolu de la station, qui peut être plus ancien. Les trois derniers chiffres sont des fréquences observées et non des probabilités : « vingt jours sur cent » signifie que c'est arrivé vingt fois sur cent journées mesurées.
- La courbe
- Chaque maximale relevée sur les jours voisins retenus, toutes années confondues, empilée par tranches de température. Le trait plein est la médiane, les deux traits tiretés les déciles, et le trait orange la valeur de la même date lors de la dernière année disponible : c'est là que se lit la réponse à la question de départ, selon que ce trait tombe au milieu de la cloche ou sur son bord. L'axe reste fixe quand vous déplacez la date, pour que le déplacement de la distribution se voie.
- La trame
- Toutes les données du fichier d'un coup. L'axe horizontal est le calendrier, de janvier à décembre, et chaque ligne est une année : la couleur d'une case est la température maximale de ce jour-là. L'échelle graduée à droite du dessin dit quelle température correspond à quelle couleur. Le cadre encadre les jours voisins que vous avez retenus, et il se déplace quand vous bougez la date : c'est le meilleur moyen de voir sur quelles journées les chiffres sont calculés. Le gris marque un jour non mesuré, et c'est une information plutôt qu'un défaut : sur une station de plaine il n'y en a presque pas, sur une station de montagne récente il y a des mois entiers.
Ce qu'il y a derrière
Ce qui suit s'adresse à qui veut savoir comment c'est fait, et pourquoi la réponse est présentée de cette façon plutôt qu'en un seul chiffre. L'outil se lit sans, et rien de ce qui est expliqué ici n'est nécessaire pour s'en servir.
Une année n'est pas une référence
« Il faisait combien l'an dernier à la même période » suppose que l'an dernier soit un repère. Ce n'en est pas un : c'est une valeur tirée dans une distribution large. À Toulouse, un 8 août peut donner 24 degrés comme 38 selon l'année, et l'an dernier ne dit pas lequel des deux est ordinaire. La réponse utile est donc la distribution sur trente ans pour cette date-là, avec sa médiane, ses deux déciles et son maximum. La valeur de l'an dernier est affichée quand même, parce que c'est la question posée, et le trait orange de la courbe montre où elle tombe dans cette distribution : parfois au milieu, parfois sur le bord.
Pourquoi plusieurs jours voisins et pas la date seule
Une date du calendrier sur trente ans ne donne que trente valeurs, beaucoup trop peu pour un décile. En élargissant à sept jours de part et d'autre, dans le passé uniquement, on passe à quatre cent cinquante journées observées, ce qui rend les percentiles tenables. Le prix est réel et il est affiché : cet élargissement lisse la pente saisonnière, et en avril où la température monte vite, les sept jours d'avant et les sept d'après ne décrivent pas tout à fait le même climat. C'est pour ça que le réglage est visible et non une constante cachée, et que l'effectif est écrit sous les chiffres.
La période de référence est celle de Météo-France
Les statistiques portent sur 1991-2020, la période que Météo-France utilise dans toute sa production climatologique depuis le 28 juin 2022, calculée sur trente ans et révisée tous les dix ans selon les règles de l'Organisation météorologique mondiale. Deux raisons de s'y tenir plutôt que de prendre les trente dernières années glissantes : les chiffres de cette page se recoupent avec ceux que publie Météo-France, et Météo-France écrit lui-même que les normales ne sont pas un outil adapté pour caractériser le changement climatique. Cette page décrit donc le climat d'une période donnée, ce qui est un service, et ne dit rien de son évolution, ce qui est un autre sujet et un autre métier.
Trente-quatre années de relevés, une seule requête
Il n'y a aucune statistique précalculée sur le serveur, et aucun appel à une API pendant que vous utilisez la page. Un fichier par station porte les relevés quotidiens en entiers de deux octets, un par jour et par paramètre : cent vingt et un kilo-octets bruts, de trente-huit à soixante-neuf transférés selon la station, mesurés sur les fichiers. Le navigateur les lit une fois, puis trie et calcule les percentiles à chaque mouvement du curseur.
La leçon technique est ailleurs que dans la compression. Nous avions commencé par concevoir un précalcul de statistiques côté serveur, en supposant qu'un siècle de relevés serait trop lourd pour un navigateur. La multiplication faite, le jeu de données entier tenait dans le poids d'une petite photographie, et tout ce précalcul devenait inutile. C'est la même erreur que nous corrigeons régulièrement chez nos clients : un catalogue jugé trop gros pour être manipulé à l'écran ne l'était pas, et personne ne l'avait pesé.
Ce que la station la plus proche ne dit pas
La page propose trois stations avec leur distance et leur altitude au lieu d'en choisir une, et ce n'est pas une hésitation. Sur les cent trente stations retenues, l'écart d'altitude avec la voisine la plus proche vaut soixante-quatorze mètres en médiane, ce qui représente environ un demi-degré et ne change rien. Mais en montagne l'écart devient brutal : Mont Aigoual à 1567 mètres et Bassurels à 1042 sont à neuf kilomètres l'une de l'autre, soit plus de trois degrés d'écart attendu. Deviner votre altitude demanderait un troisième jeu de données ; vous connaissez votre vallée mieux qu'un algorithme, et l'altitude est écrite sur chaque bouton.
Ce que ces relevés ne sont pas
Ce n'est pas une prévision, et il n'y a pas de données futures : la page décrit ce qui a été mesuré. Ce n'est pas la température de votre jardin non plus, mais celle d'une station, sous abri à deux mètres, à quelques kilomètres et parfois quelques centaines de mètres d'altitude de chez vous. Et ce n'est pas un instantané en direct : les relevés sont figés à la date indiquée sous la trame, ce qui évite d'hériter d'une dépendance permanente à un service tiers pour une page dont l'objet n'est pas l'actualité.
Les mêmes relevés contiennent d'autres paramètres que nous n'affichons pas encore, la rafale de vent et la température au ras du sol notamment, qui servent à des questions différentes : combien de jours de chantier une fenêtre de travaux risque de perdre, ou à partir de quelle date une plantation ne craint plus la gelée. Ce sont d'autres pages, sur le même socle de données.
La recherche instantanée dans un gros catalogue est démontrée par Cinq départements, le rendu de données publiques en volume par le simulateur d'ombres portées, et notre façon de travailler est détaillée dans notre approche du développement sur mesure.
Vos données valent mieux qu'un tableau que personne n'ouvre
Catalogues volumineux, historiques métier, flux à reprendre : nous concevons des outils sur mesure où la donnée répond à la question que se pose vraiment celui qui la consulte, à Toulouse et partout en France.
Parlons de votre projet