L'ombre de votre rue, heure par heure

Tapez une adresse ou collez des coordonnées. Les bâtiments alentour sont reconstruits en volume à partir de la BD TOPO de l'IGN, avec leur hauteur et l'altitude réelle du sol, puis le soleil est placé où il se trouve à la date et à l'heure choisies. Les ombres suivent. Touchez ensuite un point de la vue pour savoir combien d'heures de soleil il reçoit.

14 h 00

Hauteur
Azimut
Ombre d'un mur de 3 m

Chargement des bâtiments

Glissez pour tourner, à deux doigts sur écran tactile. Molette ou pincement pour zoomer.

Une adresse, ou des coordonnées collées telles quelles, latitude et longitude ou Lambert-93. Trois caractères minimum. La recherche d'adresse passe par notre serveur, aucune requête ne part vers un tiers, et des coordonnées ne quittent pas votre navigateur.

Bâtiments et altitudes : BD TOPO. Fond : Plan IGN v2 ou photographie aérienne BD ORTHO. Recherche d'adresse : service de géocodage. Ces données viennent de la Géoplateforme de l'IGN, établissement public français, et sont servies depuis la France sans clé d'accès. Relief lointain : profil d'horizon PVGIS de la Commission européenne, appelé par notre serveur.

Un outil de ce genre pour votre métier

Constructeurs de maisons. Montrer à vos acheteurs le soleil de leur futur jardin à chaque saison, avant la signature. Notre plateforme dédiée est décrite sur sa page.

Agences immobilières. Le nombre d'heures de soleil d'un appartement, façade par façade, écrit dans l'annonce.

Le calcul tourne sur des données publiques, sans abonnement ni dépendance à un éditeur, et il s'intègre à un site ou à un outil de vente existant. Ce qu'il sait faire et ce qu'il ne sait pas faire est détaillé juste en dessous.

Parler de votre projet

Ce que cette page calcule, et ce qu'elle ne calcule pas

La position du soleil

Elle est calculée, pas approchée : algorithme de Meeus dans la forme retenue par le calculateur solaire de la NOAA, une soixantaine de lignes sans dépendance. Nous l'avons comparé à une bibliothèque d'astronomie de référence sur deux cents positions couvrant les quatre solstices et équinoxes de 2026 aux deux dimanches de changement d'heure. L'écart maximal est de onze millièmes de degré sur la hauteur du soleil et de dix-huit millièmes sur l'azimut, ce qui représente moins de deux centimètres d'erreur sur l'ombre d'un bâtiment de vingt mètres tant que le soleil est à plus de vingt-cinq degrés au-dessus de l'horizon.

L'heure affichée est l'heure locale française, changement d'heure compris, quel que soit le fuseau de votre appareil. À Toulouse, le midi solaire tombe vers 12 h 52 en décembre et vers 13 h 56 en juin : c'est l'écart entre l'heure légale et le passage réel du soleil au sud, et c'est lui qui décale toutes les ombres par rapport à l'intuition.

Lire l'ensoleillement d'une adresse

Pour juger l'exposition d'une maison, d'un jardin ou d'une terrasse, touchez un point de la vue, au sol ou sur une façade, ou utilisez « Mesurer à l'adresse ». La page compte, par pas de cinq minutes, le soleil direct que ce point reçoit à la date choisie, et dit à quelles heures. Sur une façade, seul le soleil qui arrive devant le mur est compté. « Jouer la journée » fait alors défiler les ombres, et un curseur suit l'heure sur la bande du résultat. « Sur l'année » refait le calcul le 21 de chaque mois, ce qui place les solstices et les équinoxes à un ou deux jours près. Chaque période d'ombre nomme sa cause, qu'il s'agisse d'un bâtiment, avec sa distance et sa hauteur, d'un terrain plus haut ou du relief lointain, et chacun peut la vérifier sur place. Des coordonnées collées dans le champ, latitude et longitude ou Lambert-93, désignent un point exact, que la page mesure aussitôt.

Le résultat est un plafond. Les arbres manquent, le terrain entre les bâtiments est plat, et l'emprise s'arrête à cent cinquante mètres. Quand le soleil est assez bas pour qu'un immeuble situé au-delà puisse le cacher, ces minutes sont comptées à part et la page le dit, en prenant pour hauteur de cet immeuble celle du plus haut bâtiment de la scène. Un platane devant la façade change aussi la réponse, et il n'est pas dessiné.

Les volumes

Chaque emprise de bâtiment vient de la BD TOPO, avec sa hauteur et l'altitude de son sol. Chaque bâtiment est donc posé à son propre niveau, et un bâtiment en contrebas est réellement plus bas que son voisin. Le sol qui les porte est un plan horizontal unique, placé à l'altitude du sol au point cherché, que fournit le service altimétrique de l'IGN. Sur les trois quartiers toulousains que nous avons mesurés le 6 août 2026, un hypercentre, un tissu pavillonnaire et une périphérie récente, la hauteur est exploitable pour 99 à 100 % des bâtiments.

La hauteur publiée dans cette base est celle du bas de la toiture, ce que nous avons vérifié sur 266 bâtiments plutôt que supposé. L'utiliser telle quelle donnerait des ombres trop courtes d'environ deux mètres sur une maison, soit près d'un tiers de sa hauteur. Les volumes montent donc jusqu'à cette hauteur augmentée des deux tiers de la surhauteur de toiture, qui est la hauteur moyenne d'une toiture à deux pans, crête au centre et gouttières aux bords.

Le point haut publié ne décrit pas toujours une toiture. Sur un coteau de l'est toulousain, en octobre 2026, nous avons relevé un bâtiment résidentiel de deux niveaux dont le sommet dépassait la gouttière de près de dix mètres, un commerce de plain-pied avec onze mètres d'écart, et deux bâtiments bas, au pied de la pente, avec vingt-cinq mètres. Nous n'en avons pas établi la cause, qui peut être une végétation en surplomb, un élément technique en toiture ou une erreur de la base. La surhauteur retenue est donc plafonnée à trois mètres, ce qu'atteint un toit de tuile à forte pente sur une maison profonde, et l'ajout au volume ne dépasse jamais deux mètres. Sur trois emprises toulousaines, ce plafond a concerné entre 14 et 25 % des toits. Les plus touchés sont les grands toits du centre ancien, que le volume sous-estime alors d'un mètre environ dans la plupart des cas.

Les toits ne sont pas modélisés, et c'est un choix. La BD TOPO donne deux altitudes par bâtiment, celle du bas et celle du haut de sa toiture, pas la forme de cette toiture. Nous avons essayé de la reconstruire : chaque tentative produisait une géométrie fausse d'une autre façon, et une forme inventée qui a l'air juste est plus trompeuse qu'un volume simple assumé comme tel. Tant que la surhauteur reste sous le plafond, l'erreur restante sur la hauteur vaut au plus un tiers de cette surhauteur selon l'endroit du toit considéré, soit moins d'un mètre sur une maison individuelle. Au-delà, la base ne permet plus de situer le toit, et le volume s'arrête au plafond. Les vérifications derrière ces choix, la hauteur recalculée bâtiment par bâtiment et les quatre reconstructions de toiture abandonnées, sont racontées dans Le Mag.

Ce qui manque, et pourquoi c'est dit

Les arbres ne sont pas là, alors qu'un platane masque autant qu'un mur en été. Nous avons mesuré ce que cette absence représente, en septembre 2026, sur quatre emprises toulousaines de trois cents mètres de côté et à partir du modèle de hauteur issu du LiDAR HD de l'IGN. La végétation comprise entre trois et huit mètres, celle qui met un piéton à l'ombre, couvre 2,5 % de la surface au Capitole, 6,1 % aux allées Jean-Jaurès, 13,7 % dans le pavillonnaire de Croix-Daurade et 14,4 % au Jardin des Plantes. Plus un quartier est bâti, moins elle pèse, alors que c'est là que la question de l'ombre se pose. Cette donnée existe, mais elle décrit tout ce qui dépasse du sol, murs de cour et vérandas compris, sans rien qui permette de séparer un arbre d'un bâtiment absent de la base. L'ajouter remplacerait une absence annoncée par une présence inégale.

Le terrain est plat. Les bâtiments sont posés à leur altitude réelle, mais le sol entre eux est un plan horizontal placé à l'altitude du point cherché, et c'est sur ce plan que les ombres sont dessinées. Sur un quartier plat, cela ne change rien. Sur un coteau, l'ombre tombe à côté de l'endroit qu'elle atteindrait sur la pente, d'une distance qui vaut la dénivelée divisée par la tangente de la hauteur du soleil. Un bâtiment situé plus haut que l'adresse repose sur une bande couleur de terre, qui figure le terrain qui le porte et projette son ombre avec lui. Un bâtiment nettement plus bas a sa base enfoncée sous le plan, et au pied d'un coteau prononcé il peut disparaître entièrement. Il est alors plus bas que l'adresse et l'ombrage peu, mais son ombre sur la pente manque. La mesure au point cherché tient ainsi compte de la hauteur de chaque bâtiment par rapport à lui. Un point touché ailleurs dans la vue est supposé à la même altitude que l'adresse, ce qui fausse le résultat sur une pente. Sur le coteau que nous avons relevé en octobre 2026, avec vingt-six mètres de dénivelée dans l'emprise, soixante-dix-sept bâtiments reposent sur cette bande de terrain, haute de près de quatre mètres pour les plus élevés, et plusieurs bâtiments du bas de la pente restent sous le plan. Le relief lointain est pris en compte depuis octobre 2026. Les collines et montagnes au-delà de l'emprise viennent d'un profil d'horizon de PVGIS, calculé par la Commission européenne dans 48 directions sur un terrain d'environ 90 m. Quand le soleil passe sous la crête, la période s'affiche « Ombre, relief lointain », un bandeau le signale en haut de la scène, et toute la scène passe à l'ombre. À Morzine, le 21 décembre, ce masque ramène le soleil d'un point dégagé de 8 h 25 à 4 h 40. L'emprise s'arrête à cent cinquante mètres : une tour située plus loin peut vous mettre à l'ombre sans apparaître ici. Et sous trois degrés de hauteur de soleil, l'ombre est dessinée mais sa longueur n'est plus affichée, parce qu'elle dépasserait de loin ce que la scène contient.

À quoi sert ce genre de calcul, hors démonstration

Une géométrie, un calcul physique, des données publiques de référence et une restitution qu'un non-technicien comprend en trois secondes. C'est la forme d'une application métier : un configurateur qui vérifie ses contraintes, un moteur d'éligibilité qui justifie sa décision, un outil de chiffrage qui montre son raisonnement au lieu de rendre un verdict. La même mécanique tourne sur nos autres outils en démonstration, avec d'autres données et un autre rendu.